Motion déposée par les représentants des personnels enseignants et d’éducation.
Motion soutenue par les représentants des élèves et des élus de la Région et le communauté de commune.
Motion soumise au vote.
Le ministère de l’Education Nationale affirme vouloir résoudre l’échec scolaire. Mais, une nouvelle fois, la préparation de la rentrée 2011 se fait sur fond de restriction budgétaire (16 000 postes au niveau national, 10,5 dans les LP ornais et 4 postes dans notre établissement). Déjà l’an dernier avec 8 225 élèves supplémentaires en LP, il avait supprimé des postes. Cette année dans notre établissement, 12 élèves supplémentaires sont attendus et pourtant nous perdons des postes. Il continue sa politique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Nous refusons cette politique de réduction continuelle du nombre d’adultes assurant l’enseignement et l’encadrement des élèves : ceux-ci ont besoin d’adultes sous statut de fonctionnaires formés et non de personnes recrutées avec des contrats de plus en plus précaires.
Force est de constater qu’entre le discours qui se veut rassurant du ministère et la réalité des chiffres, un gouffre existe. Par exemple, l’accompagnement personnalisé en classe entière ou la multiplication d’heures supplémentaires n’est pas acceptable.
Dans notre établissement, l’application des grilles-horaires et la politique ministérielle se traduisent par :
Aujourd’hui, on nous demande de voter la répartition entre les différentes disciplines de l’enveloppe globale attribuée par le Rectorat. Pour nous cette dotation est insuffisante. Le chef d’établissement met au vote une répartition. Il a fait son travail, mais il ne peut faire remonter qu’une proposition respectant la dotation attribuée. Elle ne permettra pas de répondre aux besoins des élèves et aux attentes de leurs familles. Nous refusons de nous laisser enfermer dans cette seule logique.